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douze pieds sur terre

Ver

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Toisant, pensif, le frère, éternel assassin,

Ecoeuré de batailles au nombre sans fin,

Qu’une froide mémoire sacralise en vain,

Le ver est dans le fruit et regarde Caïn.

 

Triste, mélancolique et dans les airs fumeux

Balançant d’une épingle sa tête insolite,

Tordant son petit corps grasseyant et gracieux,

D’une crosse effarée questionnant les limites.

 

 Il vit sans extinction du désastreux produit

Dont chimères et dieux agitent sous le nez

Des frères et des sœurs, le fatum, et poursuit

 

Sans relâche un repas de chairs abandonnées.

Que les esprits ont fuies, flottant aux vents obscurs.

Ils rejoignent d’Abel la voyante serrure.

 

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Hallumination

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En simple habit de peau, le fils d’une gorgone,

Casqué de cauchemar, chevauche aveuglément

Une ellipse de vent de soufre et de carbone

Au-dessus des morts-mondes couverts de ciment.

 

Une rengaine symphonique électrifiée

Par des parques de fer, jette des feux sonores

A la houle en spirale d’un gouffre effrayé,

Pleuvant en vain des vœux commis en météores.

 

Dans sa chambre de verre aux noueuses dorures

Secrètement persiste, pile incandescente,

Comme un crâne scellé hanté d’une serrure,

 

Invisible pourtant, une corde dansante.

Illusoire promesse ou bien hubris ultime

Pour fuir le tout-mourant médusé par l’abîme.

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Trouble

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L’ennui gonfle sa propre voile

D’une haleine empesée d’alcool,

Flasque panse de molle toile

Plus ou moins resserrée au col.

 

Glisse ballant insubmersible

Au dos d’une lame étendue,

Onde sans vent, presque illisible,

Sans écume et sans or perdu.

 

Flottent dans la tiédeur sableuse

De tous petits bouts de soi noir.

Pénible palme suspicieuse,

 

Ultime isthme des froids brûloirs,

Une main, est-ce vrai ou faux,

Cherche le manche du couteau.

 

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Ronde

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Dans un virevoltant bouquet d’éventails, vivre

De lames hérissées en griffes animales.

A la renverse tête au bout des reins et suivre

Une ronde foraine à la joie infernale.

 

Tournoyer, tournoyer, parmi des fleurs diaprées,

Des pétales de peau comme des confettis,

Des cris, la trouille au cul, comme des chants sacrés,

Et les fins qui moulinent petit à petit.

 

Et ça ploie, et ça tort, ainsi que souffre un monde

Aux collines taillées en mâchoires géantes,

Aux crevasses gavées de pénitence immonde,

 

Aux frayeurs ajustées à des fois aberrantes.

Qu’est-ce que cette chute qui s’affole en moi,

Qu’une vie étonnante d’amour et d’effroi.

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